Haïti-Crise : Pays toujours « locked » – Au moins cinq morts Les activités demeuraient globalement paralysées au troisième jour du mouvement de protestation appelé par les syndicats et les mouvements sociaux, alors qu’au moins cinq morts, dont un policier, ont été enregistrés, selon un bilan partiel de la police, observe AlterPresse. L’annonce par le premier ministre démissionnaire Jean Michel Lapin, le 17 septembre, de l’arrivée de 140 mille barils de carburant, après plus de trois semaines de pénurie, n’a pas fait évoluer la situation. Visiblement, les produits pétroliers en question n’ont pas encore été distribués aux stations d’essence, dont une partie demeurait fermée. Un calme précaire a été observé durant la journée avec quelques points de tensions à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de provinces. Des tirs, des jets de pierres, des barricades de pneus enflammés et des manifestations ont été rapportés dans divers quartiers de la zone métropolitaine ainsi qu’à Arcahaie (Ouest), Jacmel (Sud-est) et à Port-de-Paix (Nord-ouest). L’annonce d’une perspective d’ « ajustement » par le premier ministre Lapin à une date non précisée a vite été rejetée par plusieurs organisations syndicales et populaires. Jocenel Civil, président de la Confédération des chauffeurs de motocyclettes (Kcm), un des principaux moyens de transport à travers le pays, dénonce une rareté « artificielle » qui a les chauffeurs de motos au chômage depuis plusieurs semaines. Il s’insurge à l’avance contre toute éventuelle augmentation. C’est la même réaction qui a été enregistrée du coté de l’Association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (Apch), dont le président Méhu Changeux, minimise la portée de l’arrivée annoncée d’une cargaison de carburants. Tout en réprouvant une quelconque augmentation des prix des produits pétroliers, Changeux estime que la crise résulte de la gestion, laissée au secteur privé, d’une ressource stratégique. Il exige la reprise en main de l’importation et la distribution du carburant par le gouvernement. Olrich Jean-Pierre du Konbit des organisations politiques, syndicales et populaires pointe du doigt un conflit d’intérêt qui affecterait les transactions liées aux carburants, car critique-t-il, des membres de l’actuel pouvoir seraient de nouveaux acteurs sur le marché des produits pétroliers. Pour le moment, le carburant ne sera pas taxé, de manière à ne pas provoquer de variation de prix à la hausse pour le consommateur final, avait assuré le premier ministre démissionnaire. Mais, l’État ne pourra pas continuer à renoncer à des taxes sur le carburant, avait-il prévenu. Les tensions et troubles enregistrées à travers le pays ont déjà causé la mort par balle d’au moins cinq personnes, dont le jeune Vladimy Fédé, abattu par la police, le lundi 16 septembre à Carrefour (périphérie sud), selon des témoins. Une enquête est en cours au niveau de l’Inspection générale de la police, confirme Gary Desrosiers, porte-parole adjoint de l’institution policière. Un policier, Robinson Marcelin, a été également tué, le 17 septembre, par des inconnus armés, à Canaan (périphérie nord), déplore Desrosiers. En dernière minute, on apprend que la police se prépare à faire face à toute poussée de tension en prévision de troubles qui pourraient se produire lors de la montée des prix du carburant. Les conséquences de la persistance de la pénurie des produits pétroliers, partout sur le territoire national, paraissent incalculables, sur toutes les couches et dans différents types de services. AlterPresse Oposición haitiana anuncia nueva jornada de movilización Cuando aún están tensos los ánimos tras las jornadas de protestas contra la escasez de combustible en Haití, la oposición anunció otro día de movilizaciones el próximo viernes. Organizaciones y plataformas políticas como Pitit Dessalines, Sector Democrático y Popular, Haití en Acción, Movimiento Patriótico de la Oposición Democrática, entre otras, sustentan que …

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